Dans une situation d'intérêt
croissant pour les plantes médicinales certaines d'entres
elles ont véritablement révolutionné la médecine
en apportant des molécules très efficaces et n'ont
pas seulement amené des solutions à des maux bénins.
Tour d'horizon de quelques plantes clés de l'histoire de
la médecine et de la période actuelle.
L'aspirine
ou la plus grande "succes story"
L'acide acétylsalicylique, la molécule du plus célèbre
des médicaments : l'aspirine, a été synthétisée
grâce à des principes actifs contenus dans le saule
et/ou la reine des prés. Ces plantes, encore utilisées
de nos jours contre divers maux douloureux comme les rhumatismes,
contiennent des dérivés salicylés. Après
des techniques d'extraction et une acétylation la molécule
de l'aspirine a pu être obtenue.
Ces plantes sont donc à la base du plus gros succès
médical pour un laboratoire pharmaceutique (Bayer®)
soit la création d'une molécule capable d'agir contre
la douleur, la fièvre et l'inflammation. A faible dosage
l'acide acétylsalicilique peut également agir pour
fluidifier le sang et limiter des maladies cardio-vasculaires
(infarctus,...).
L'aspirine aurait même
des vertus contre certaines formes de cancer. Un succès
extraordinaire issu de plantes médicinales !
Le
pavot, source de médicaments
Le pavot est une plante qui contient de nombreux alcaloïdes.
Ces groupes de substances azotées (contenant une molécule
N) sont à la base de très nombreuses molécules
agissant en général sur le système nerveux.
Certaines sont malheureusement illégales et très
dangereuses (héroïne) mais d'autres offrent des solutions
extraordinaires dans la lutte contre la douleur, c'est le cas
de la morphine. Cette molécule est isolée de la
plante de pavot. On peut également extraire de cette plante
la codéine, une molécule centrale et très
efficace contre la toux sèche et lors de douleurs (en effet
cette molécule se transforme chez la plupart des personnes
à raison de 10% en morphine).
L'artémisinine
: la nouvelle molécule miracle contre le paludisme
Plus récemment , une molécule défraie la
chronique : l'artémisinine. Cette substance est extraite
d'une plante poussant en Chine l'Artemisia annua L.
Cette molécule s'avère très efficace, en
association avec d'autres traitements, pour lutter contre la malaria
(provoquant des millions de morts par année).
L' Artemisia annua est une plante chinoise qui a depuis quelques
années déjà dépassé le monde
de la médecine traditionnelle chinoise pour venir alimenter
le pipeline des laboratoires pharmaceutiques occidentaux avec
succès.
Cette molécule
illustre bien l'incroyable potentiel des plantes médicinales
encore aujourd'hui pour lutter contre des maladies (graves), alors
que les laboratoires investissent massivement dans des techniques
de screening de molécules (technique combinant chimie et
informatique) pour développer un nombre astronomique de
molécules et les matcher avec la cible biologique, la phytothérapie
offre une alternative étonnante. Cela explique le grand
intérêt à la fois géostratégique
mais aussi, comme on le voit, de potentiel phytothérapeutique
sur ce nouvel "or vert" de la Chine et sa capitale économique
Shangai !
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