Emotions : Colère, rancoeur...être en paix

Réalisation de Soi Anne POLLART

Comment les apaiser, les dépasser, et être en paix avec soi et les autres

« j’en veux à l’autre, il m’a fait mal » : Exprimer son émotion

Dans le chemin du pardon, en premier lieu pour pouvoir pardonner, il faut avoir de la « matière ». La personne doit en vouloir à l’autre qui lui a causé un dommage, c’est-à-dire reconnaître sa propre souffrance. Si la personne est blessée mais qu’elle ne le reconnait pas, avancer sera compliqué (c’est comme quelqu’un qui a une addiction mais ne la reconnaît pas). Pour dépasser quelque chose, il faut d’abord le reconnaître.
Agressivité, colère, voire haine sont utiles dans un premier temps. lls sont le signe que la personne n’est pas dans le déni.
Etre dans le déni, ne protège pas du sentiment douloureux, cela l’enfouit, l’enfouir ne permet pas d’avancer, de comprendre, d’affronter sa souffrance et de l’apaiser, elle reste là, au fond, planquée et fait du travail de sape.
La haine, la colère, la rancœur, la rancune sont des sentiments très violents. Haine et ressentiment peuvent aider à survivre à une agression, mais à long terme, ils détruisent.
Si la personne ne fait pas un travail de pardon, elle les dirige nécessairement contre elle-même, au risque de déclencher un processus d’autodestruction (mal être et ou maladie – le mal a dit).
Exprimer directement sa colère, sa haine ou ses reproches à l’autre est envisageable, mais l’autre ne le reconnaît comme tel que très rarement, il peut ne pas être d’accord avec ce que la personne lui reproche (puisque sa « programmation » est différente de la nôtre voir article :Voie de liberté personnelle ) ou encore exercer une emprise trop forte sur la personne pour qu’elle ose l’affronter.

Comment faire ?

Pour bien comprendre : La personne, est celle qui a des ressentiments et l’autre est celui qui a causé le ressentiment

Ecrire

En premier, la personne doit écrire ce qu’elle reproche, à l’autre, ce qui l’a blessé, ce pourquoi, elle a des ressentiments, de la colère, de la tristesse, de la rancoeur ou rancune sur une feuille. Cela va lui permettre de faire le tri dans sa tête et de bien nommer ce qu’elle ressent qu’elle a subi et ce pourquoi elle est blessée et souffre.

Identifier pourquoi ces ressentiments envers l’autre sont là

Ils sont là parce que la personne se reproche quelque chose. De ne pas avoir vu, fait, senti, d’avoir été là ou pas là, d’avoir la sensation de ne pas en avoir fait assez ou trop. La personne doit traquer les motifs de reproche qu’elle se fait et les écrire toujours sur cette même feuille.

Cesser de se sentir coupable

Dans le 2ème point, la personne a listé ce pourquoi elle se sent coupable. Les personnes se sentent paradoxalement coupables de ce qui leur est arrivé. Tenter de savoir quelle part de nous-même a été blessée va permettre de comprendre comment nous fonctionnons.  Est-ce notre orgueil, notre réputation, notre honneur, notre intégrité physique ? 
Répondre à cette question va nous aider à se détacher de son moi idéal, de cette image de parfait que nous voulons être, cette image fantasmée de nous-même et de sortir de la litanie « je suis impardonnable de ne pas avoir agi différemment ». De mieux se connaître et d’avancer.

Se pardonner

Maintenant que la personne connait ce pourquoi elle se sent coupable, elle connaît l’origine de ses ressentiments. Elle peut se pardonner à elle-même. La clé du pardon est là, si la personne pardonne uniquement à l’autre, c’est un pardon qui restera incomplet, bancal, et c’est pour cela que pardonner à l’autre ne soulage pas forcément, il est nécessaire que la personne  se pardonne. Du pardon qu'elle s'autorise, découle naturellement le pardon à l'autre. Se pardonner, en étant totalement consciente de ce pourquoi elle culpabilise ou ce qu'elle exige d’elle-même.

Comprendre celui qui nous a blessé peut aussi aider

Pour en sortir, il est possible, si besoin, d’essayer de se mettre dans la peau de l’autre. Cela donne du sens à l’acte qui nous a fait mal, et dans une certaine mesure, le rend un peu plus « acceptable ». Comprendre les motivations du "coupable" ne vise surtout pas à l’excuser, mais à reconnaître ses faiblesses.

On ne pardonne pas pour oublier le passé, mais pour créer l’avenir. Pour se libérer, pour avancer.

Pardonner, c'est exclure de pétrifier l'homme dans le pire. Simone Veil

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